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Pour Jean-Jacques De Felice
Le grand cœur de Jean-Jacques De
Felice, notre avocat et ami, Vivant, il ne nous aurait jamais quittés. Il aura fallu, pour cela, que la vie le quitte, pour qu'il nous laisse. Nous, nous autres, nous les gens, non-citoyens, non-citoyennes, hommes femmes enfants du monde, métèques, métisses, parl'êtres parlant les langues les plus diverses…Nous les réfugiés, les même pas réfugiés à part entière; nous les migrants, les fuyards, colonisés, insoumis, insurgés, exploités fuyant les misères, se révoltant contre l'oppression. Ce n'est pas de la rhétorique. Nous tous et toutes sommes aujourd'hui un peu plus seuls : cet homme exquis qui se fit, avec ses armes à lui, l'un des combattants les plus tenaces pour défendre nos vies, a cessé de vivre cette nuit. Nous sommes désormais plus seuls, mais pas démunis : si la cruauté machinique des dé-Raisons d'État a privé Jean-Jacques de la joie de voir Marina Petrella revenir à la vie, son combat est en de bonnes mains. Nous sommes avec Irène, avec Claire, avec les complices de Jean-Jacques, qui - comme tant d'autres au fil du temps - ont participé à la fraternelle conjuration tissée pour interrompre l'enchaînement des offenses et des vengeances, et faire de nos volontés et de nos forces rassemblées le barrage contre le déferlement du mal qui vient, fut-il perpétré au nom de la punition du mal qui a été…
Nous avons perdu un
ami précieux, nous n'oublierons pas Jean-Jacques De Felice.
Les hommes et femmes d'Italie
s'étant réfugié[e]s en France |